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Hommages 2004 - Dans la Presse

Extrait

du journal « Le Messager de  Fosses »

n° 32 page 3 et 4 du vendredi 27 août 2004

_______________________

Texte intégral.

Nonante ans et souvenir toujours vivace

Les cérémonies du 90e anniversaire des terribles batailles de la Sambre ont montré que, grâce à des esprits fidèles et dévoués, le souvenir du sacrifice suprême de tant de braves ne s'efface pas de la mémoire collective.

Samedi et dimanche, outre les cérémonies de Tamines, Auvelais, Ham et ailleurs, c'est surtout à Le Roux et Belle-Motte que de grandioses et émouvantes manifestations ont concrétisé ce Souvenir, grâce aux dévoués du comité présidé maintenant par Cédric Tahir, bien stylé, et formé par l'ancien, Daniel Tilmant.

Le Roux et son Comité du Souvenir accueillaient deux cars entiers de Bretons et Normands : petits-enfants de quelques-unes des victimes de cette bataille, autorités civiles des mairies de Rouen, Guingamp et Vitré, autorités militaires dont le général Leroy, délégations d'anciens Zouaves de ces régiments décimés sur la Sambre, enjeu stratégique capital de ce début de la Grande Guerre.

SAMEDI : AU LOTRIA

La première journée fut consacrée au souvenir particulier d'un régiment sacrifie sur la plaine de la Belle-Motte : le 25e R.I. et notamment le lieutenant Cotelle.

C. Tahir a rappelé sur place le déroulement de 1 action en rappelant d'abord que ce Régiment, fondé en 1791 à partir d'un régiment de gentilshommes du comte d'Hostel qui remonte à 1616, a participé sous l'Empire aux grandes batailles d'Austerlitz, Eylau, Iéna, Wagram, Moscou et finalement à Waterloo en 1815. Que de gloire donc auréolait déjà ce régiment ! En 1914, dans le 10e Corps d'armée français, il arrive à marches forcées sur les rives de la Sambre. Après d'héroïques combats de résistance, l'armée française succombe sous la pression d'un ennemi trois fois supérieur en nombre et bien mieux équipé et armé. Mais le 25e est chargé de « tenir coûte que coûte » pour permettre le retrait de l'armée. C'est ainsi qu'avec son peloton Georges Cotelle s'installe dans la campagne du Lotria ; à l'abri (précaire) d'une haie, il fait creuser des tranchées, mais ses hommes ont à peine le temps de réaliser un léger fossé où se coucher que déjà les mitrailleuses allemandes, à 300 mètres, les prennent sous leur feu. Le lieutenant, debout, commande le tir de ses hommes ; une balle touche son épée, une autre son bras et tandis qu’il continue à encourager les siens, une autre le frappe au ventre. Lorsque arrive l'ordre de repli, il reste là, plié en deux et mourra dans son trou...

Cet acte de bravoure, évoqué en dialogues vivants, est déjà rappelé par une stèle, au Lotria. Mais pour ce 90e anniversaire, le Comité a voulu marquer davantage le lieu par une plaque qui détermine ce carrefour du « courage ».

La Royale Philharmonique rehaussait la cérémonie qui s'est clôturée par un dépôt de fleurs au monument par le bourgmestre.

DIMANCHE : LE ROUX

Profitant de ce 90e anniversaire (et 85e manifestation), le Comité du Souvenir a innové en organisant les cérémonies le matin plutôt que l'après-midi. Certains regrettent de voir ainsi bousculer la tradition, mais des impératifs de l'armée notamment justifient ce choix. Et puis, finalement, on a ainsi la messe au début et l'apéritif du dimanche à la fin, et on dispose encore de son après-midi... C'est donc à voir pour l'avenir.

Car, comme l'ont rappelé plusieurs intervenants, le nouveau président Cédric Tahir succède à des gens expérimentés et qui ont manifesté un immense dévouement à cette belle cause : Daniel Tilmant qui l'a préparé, et avant eux Jules Ernest et Adrien Challe, l'initiateur de 1919. Grâce à eux et à leurs dévoués partenaires, le Souvenir reste vivace et les cérémonies se déroulent dans un ordre impeccable.

A 9 heures donc, une quinzaine de drapeaux, surtout français, d'anciens Zouaves en chéchia, les autorités militaires et civiles et une belle assistance participaient à une messe du souvenir célébrée par M. l'abbé Lambiotte qui exprima déjà avec tact et précision, l'erreur fondamentale des guerres et la beauté de la paix entre les hommes et les peuples.

Sur la place, un carré fut formé par les drapeaux, les détachements militaires : la Musique Royale de la Force Aérienne belge, un peloton du 8e Bataillon de logistique et un peloton du 9e Régiment de Zouaves de Givet, en chéchias. Les drapeaux militaires belge et français, avec leur escorte, furent accueillis solennellement, suivis de la présentation des autorités : le général de division Leroy, représentant Mme Alliot-Marie, Ministre de la Défense française ; le major Leclercq représentant le Ministre de la Défense belge M. Flahaut ; le commandant de province, Lt-colonel Mamandise ; les adjoints au maire de Rouan, Guingamp et Vitré ; le Commissaire divisionnaire de Zone M. Galetta ; le bourgmestre de Fosses B. Spineux, les échevins et conseillers locaux ; le Lt-colonel Domenchini, président du Mondement 1914 1re Bataille de la Marne.

En cortège, on se rendit ensuite au Monument des Zouaves, aux Quatre-Chemins, où C. Tahir prononça la première allocution d'accueil, rappelant qu'en cette année qui marque le 90e anniversaire des combats d'août 1914 mais aussi le 60e du débarquement de Normandie et de la libération du pays, il est primordial d'assurer le devoir de mémoire. Cette première guerre industrialisée devait fatalement en appeler une autre. Mais ce siècle, après tant d'horreurs, aura vu aussi l'organisation d'institutions internationales : Société des Nations, puis Organisation des Nations Unies, qui créent une certaine idée européenne. Nous vivons maintenant en paix en Europe où le débat politique et le dialogue règlent les différends au lieu des armes. Gloire donc à ceux qui oeuvrent pour la paix. Mais gloire à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. Gloire enfin, et merci, à ces Roveliens qui ont porté la flamme du Souvenir pour que les disparus soient honorés pour leur sacrifice.

Ce fut ensuite M. Le Pivert, adjoint au maire de Guingamp, ville de garnison du 25e R.I. en 1914, de prononcer une allocution d'une grande justesse, avec une censée, lui aussi, pour ceux qui ont ainsi garanti la transmission du Souvenir.

Dépôt de fleurs et hymnes nationaux ont ponctué cet hommage.

PUIS : BELLE-MOTTE

C'est en cars et voitures que tous les participants se sont alors rendus à la nécropole de la Belle Motte, où reposent 4.060 soldats français : 1.185 sous des croix jumelées, où l'on voit parfois une stèle musulmane adossée à une croix chrétienne car les Nord-Africains ont largement payé de leur vie ce combat meurtrier, et 2.875 corps non identifiés, rassemblés dans les deux ossuaires.

Les participants de Le Roux rejoignent là ceux de Roselies et d'Aiseau-Presles. Drapeaux et détachements militaires, emmenés par la Musique, arrivent de la Ferme de Belle-Motte et prennent place, alignés le long des allées qui bordent ogive.

La speakerine du Comité dit un mot d'accueil et, dans le silence et l'émotion, retentit la chanson de Pierre Bachelet « Souvenez-vous ». Lever des couleurs belges et françaises, au son de quelques mesures des hymnes nationaux. Evocation de cette arrivée des troupes françaises par « ce chemin éternel, la voie d'eau de la Meuse, notre fleuve ». Mais les 20, 21 et 22 août, la bataille fait rage sur les rives de la Sambre : 6.000 soldats français y laisseront la vie. Aujourd'hui, comme le chantait P. Bachelet, « on a replanté les arbres que la mitraille avait déchiquetés » et, chaque année depuis 85 ans, un dimanche d'août, de nombreux Bretons et Normands, associés aux Belges aussi fidèles, viennent s'incliner sur les tombes de ces héros sacrifiés.

Prière et bénédiction des tombes par M. le curé d'Aiseau. Discours de M. Dargent, bourgmestre d'Aiseau-Presles, toujours marqué d'une profonde réflexion sur le sens de la guerre, de la vie et de la mort, la valeur d'une vie humaine.

Autre dialogue : « Où est ta patrie ? » - « Elle est là où tout un peuple paya le prix de la Liberté », suivi du chant « Liberté » du Choeur des esclaves de « Nabucco », de Verdi, par Nana Mouskouri.

C'est ensuite l'apport de la jeunesse : Clémence Rapport, étudiante de Le Roux, livre un message simple mais direct, disant son émotion de passer devant ce cimetière où reposent tant de jeunes Français, et sa réflexion :  « les hommes devraient mieux se parler pour éviter les conflits, la guerre ne résout rien ». Et de courts poèmes de condisciples sur cette idée. Il est important pour les jeunes d'avoir des repères : cette cérémonie fait connaître l'histoire du village et du monde et l'absurdité de la guerre.

Le Lt-colonel Domenchini, de l'Association du souvenir de la Bataille de la Marne, livre à son tour une profonde et magistrale réflexion sur ce thème de l'avenir de l'homme et du monde, avec un profond espoir de voir se construire une Europe de paix.

Enfin, le dépôt de fleurs sous l'ogive et aux deux ossuaires, souligné par les hymnes nationaux, clôture cette belle et émouvante cérémonie du Souvenir toujours vivace en cette terre de Belle-Motte qui a vu tant de jeunes vies fauchées parmi les blés. J. R.

Simple remarque

Des individus sans scrupule ni morale ont récemment enlevé la clôture métallique, toute récente, qui fermait le Sanctuaire de Belle-Motte. En raison précisément du caractère sacré de ce cimetière, cet acte est particulièrement odieux. Il faut espérer que leurs auteurs seront rapidement identifiés et punis comme ils le méritent.


Date de création : 30/03/2016 @ 10:56
Dernière modification : 30/03/2016 @ 10:57
Catégorie : Hommages 2004

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