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Hommages 2003 - Dans la Presse

Extrait

du journal « Le Messager de  Fosses »

n° 33 pages 3 et 4 du vendredi 29 août 2003

_______________________

Texte intégral.

Le 89è, anniversaire de la Bataille de la Sambre

 

UN DEVOIR DE MEMOIRE

Le Comité du Souvenir que préside Daniel Tilmant porte bien son nom et lui fait honneur : l'initiative de la Jeunesse de Le Roux et d'Adrien Challe, dès 1919, fut perpétuée par Jules Ernest et depuis plus de dix ans par Daniel Tilmant, qui vient de renouveler et d'étoffer son comité (avec notamment le colonel Christian Chabot qui trouve là un but dans sa récente admission à la retraite). Preuve vivante que même des manifestations, dont l'opportunité ne s'impose plus dans la majorité des esprits, peut encore se poursuivre et que des bénévoles peuvent encore s'y consacrer généreusement.

Mais, après 89 ans, direz-vous, POURQUOI s'obstiner à organiser tout cela ?

C'est ce que, lors de la cérémonie de Belle-Motte, demandait la petite Laura à son instituteur : pourquoi ces gens qui marchent en rangs, ces drapeaux, ces fleurs, ces visites à l'église et aux cimetières ? Pourquoi ces médailles et " ces défilés silencieux et dignes " ?...

C'est un " devoir de mémoire " pour être grande et forte, la Patrie compte sur ses enfants. Beaucoup ont donné leur vie, leur jeunesse, leur sang pour que vous, aujourd'hui, puissiez vivre libres et en paix ". C'est pourquoi ils méritent que jamais on ne les oublie.

La privation de liberté, les jeunes générations actuelles ne l'ont pas connue : c'est pourquoi ils usent et abusent de cette liberté que leurs cinés ont chèrement conquise. Notamment dans ces terrifiants combats de la Bataille de la Sambre d'août 1914 où les héroïques Bretons, Normands et Nord-Africains ont " tenu " au prix de pertes énormes, assurant ainsi non seulement la sécurité du retrait des troupes françaises mais aussi un premier coup d'arrêt à la foudroyante offensive allemande, qui sera stoppée un peu plus tard sur la Marne. Il faudra encore, hélas, quatre longues années de combats, de Verdun à l'Yser, et d'autres milliers de morts pour parvenir enfin à l'Armistice et à la paix.

Le prix de ces " sacrifiés ' de la Sambre : plus de quatre mille jeunes Français qui reposent en cette terre de Belle-Motte et à qui le Comité du Souvenir rend fidèlement hommage, chaque année.

A L'EGLISE DE LE ROUX

A 14 heures 45, ce dimanche 24 août, le cortège se formait devant la Rovelienne : la Musique des Cheminots Hennuyers, un peloton de la 100e Compagnie Ravitaillement et Logistique de Baronville , un piquet d'honneur du 43e Régiment d'Infanterie de Lille ; une bonne vingtaine de drapeaux de sociétés patriotiques françaises et belges ; les personnalités militaires et civiles des deux pays, les membres du Comité et les pèlerins. On se rend d'abord à l'église où M. l'abbé Lambiotte, dans ses diverses interventions, évoque les vertus de fidélité et de fraternité, appelant dans ses prières la paix sur le monde. La chorale interprète plusieurs chants de circonstance, comme

" Vienne, vienne la colombe

Et son rameau d'olivier.

Dans nos coeurs et dans le monde

Où la paix reste à gagner "...

Des mots que l'on répète souvent sans assez y réfléchir, et c'est bien le but de cette journée.

PUIS AU CIMETIERE

Le cortège se reforme jusqu'au cimetière communal et, devant le Monument aux Morts des Guerres, se déroule le cérémoial traditionnel : discours de l'échevin Buchet, représentant le Bourgmestre de Fosses empêché, puis celui de Cédric Tahir, viceprésident du Comité du Souvenir tous deux parlent aussi de cette paix difficilement conquise et si difficile à maintenir dans le monde. Puis la toujours émouvante sonnerie du " Last Post " par deux trompettes de la Musique des Guides, la Brabançonne et la Marseillaise, ponctuant le dépôt de fleurs. Un Ancien Combattant de Le Roux, M. Debrulle, ira fleurir la Croix du Prisonnier dans le nouveau cimetière.

Et l'on revient, en musique, à La Rovelienne pour le vin d'honneur de l'Administration communale.

AUX QUATRE CHEMINS

Mais la pose est courte : le cortège se reforme pour gagner le carrefour des " Quatre Chemins " et le récent Monument aux Zouaves, érigé par le Comité du Souvenir à la mémoire de tous ces braves Bretons aux culottes rouges, fauchés dans la plaine de Belle-Motte : mise en place des détachements et des autorités, dépôt de fleurs, Last Post, hymnes nationaux. Là aussi on se souvient...

Et tandis que les militaires et les plus jeunes s'en vont à pied vers la Belle-Motte, les aînés (et les dames) sont pris en charge par trois autocars.

ET A BELLE-MOTTE

Les détachements militaires, la Musique, les drapeaux reforment le cortège depuis la ferme pour, suivis des autorités, entrer solennellement dans le cimetière militaire français, jusqu'à l'ogive qui devait être le choeur d'une chapelle allemande mais qui, inachevée, devint le centre de la nécropole française. Tout autour, près de deux mille croix blanches, parsemées de stèles musulmanes, et deux vastes ossuaires renfermant les restes de deux autres milliers de victimes non identifiées : la récente rénovation du cimetière par le Comité du Souvenir Français est remarquable.

La speakerine accueille les personnalités, auxquelles s'est jointe Mme Sabine Laruelle, ministre des Classes Moyennes et de l'Agriculture, ainsi que les fidèles pèlerins venus accomplir ce " Devoir de mémoire ". Lever des couleurs françaises et belges, avec sonnerie des clairons et hymnes nationaux. Puis ce délicieux dialogue d'une petite fille avec son instituteur, évoqué plus haut, ouvrant la réflexion du jour. Comme chaque année, l'admirable chanson de Pierre Bachelet " Souvenez-vous... ", dont les premières paroles sont si bien adaptées à ce site agricole : " Ils sont venus par les labours... ", envahisseurs semant la mort et la terreur. Tandis que les défenseurs sont venus par " cette voie royale et millénaire de la Meuse, notre fleuve commun " et dont tant tomberont sur cette campagne de Belle-Motte.

Les curés de Le Roux et d'Aiseau sont alors invités à parcourir la nécropole en bénissant les tombes, après une fervente prière, tandis que sonne la cloche de l'ogive et que l'assistance est invitée à méditer sur le thème

" Découvrir le passé pour inventer l'avenir, la paix et l'unité ", sur fond musical.

Le bourgmestre d'Aiseau prononce alors son allocution de circonstance, toujours ferme et claire, puis le colonel et Mme Chabot rappellent la notion de Patrie : " Elle est là où tout un peuple paya le prix de la Liberté... Liberté qui s'enracine dans cette vieille terre d'Europe, ensemencée par les épreuves, les espoirs, les efforts, l'amour... ". Evocation ponctuée par le célèbre chant " Liberté " par Nana Mouskouri : le choeur des esclaves prêts à donner leur vie pour cette liberté, dans l'opéra de Verdi.

C'est ensuite une étudiante du Collège St-André d'Auvelais qui apporte le témoignage des jeunes : eux aussi revendiquent cette liberté conquise par leurs aînés et lancent un appel à la fraternité et à la paix dans le monde. Un nouveau et large dépôt de gerbes : les personnalités se partagent ce geste à l'ogive, aux ossuaires et à la stèle contenant de la terre de Verdun apportée voici quelques années par la Compagnie des Tirailleurs Algériens de la Marche Saint-Feuillen qui, rappelons-le, avait aussi rendu le matin son hommage annuel en cette nécropole.

Et la cérémonie s'achève : les autorités remercient les porte-drapeaux, la foule se disperse, on regagne voitures et cars pour une amicale réception de café et pâtisseries à la salle de l'école, offerte par le Comité du Souvenir de Le Roux.

Cette longue (et chaude) après-midi reste un effort multiple : de fidélité dans le souvenir, dans l'organisation, dans la participation. Et si on peut regretter l'absence de jeunes (autrefois, les enfants des écoles de Le Roux et d'Aiseau y participaient), il faut sans cesse relancer au monde cet appel au " Devoir de Mémoire ", comme le disait l'adjointe au maire de Rouen " Ne tenons pas les enfants à l'écart de ce devoir de mémoire : c'est à eux qu'appartient l'avenir de nos pays... Il faut pouvoir sceller le mot " Paix " à l'état si fragile et si dur à maintenir, comme le montre chaque jour l'actualité. Restons vigilants et apprenons à nos jeunes que la paix est fragile et qu'il faut sans cesse la défendre ".

J. R.


Date de création : 30/03/2016 @ 09:59
Dernière modification : 30/03/2016 @ 10:03
Catégorie : Hommages 2003

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