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Hommages 2002 - Dans la Presse

Extrait

du journal « Le Messager de  Fosses »

n° 32 page 1 du vendredi 23 août 2002

_______________________

Texte intégral.

Oublier ? Jamais !

·         Hélène Molina

Ce pourrait être et ce l'est dans la pratique la devise de ce vaillant Comité du Souvenir que préside Daniel Tilmant pour l'organisation annuelle des cérémonies perpétuant le souvenir de ces braves Bretons et Normands qui se sont fait massacrer par milliers pour stopper l'avance allemande d'août 1914. Et leur sacrifice ne fut pas vain, puisque l'armée française put ainsi échapper à la " tenaille " imaginée par les généraux de Guillaume II, entre la Meuse et la Sambre.

Dimanche, au cours de ces cérémonies toujours émouvantes, simples et dignes, une jeune étudiante du Collège de Givet est venue apporter le message de la jeunesse française. Dans un langage clair et précis, elle apporte une vision jeune sur cette cérémonie et les faits tragiques qui l'ont suscitée. Aussi, laissons-lui simplement la parole.

" 23 août 1914 : c'est une terrible date à retenir car ce fut le point culminant de la Bataille de la Sambre.

Si aujourd'hui il nous est permis de nous retrouver, de nous exprimer librement en ce lieu émouvant, c'est que des hommes - qu'ils soient connus ou inconnus - ont fait le sacrifice de leur vie. Ils ne se doutaient certainement pas qu'ils feraient le don de leur sang, à l'aube d'une guerre longue et terrible, pour nous offrir la liberté. Notre liberté.

Alors, le passé resurgit petit à petit. Il est important de connaître, d'apprendre, de comprendre ce qui fait l'histoire, car c'est de notre histoire dont il est question. " Une nation qui n'aurait pas le culte de ses morts serait un pays sans avenir " : Saint-Exupéry avait raison. L'histoire fait partie de notre patrimoine, de nos racines. La jeunesse est trop souvent écartée des grands moments de l'histoire et on peut regretter que les faits soient fréquemment banalisés, voire oubliés. Or, nous avons besoin de connaître ce qui fait que nous sommes aujourd'hui des hommes libres. " Ne perdons rien du passé ; c'est avec le passé qu'on fait l'avenir " a écrit Anatole France. Comment ne pas être interpellé par ces tombes qui par milliers rappellent la violence des combats et la détermination des hommes !

Plus de 4.000 soldats reposent dans cette nécropole de Belle-Motte c'est dire combien ce mois d'août 1914 fut terrible. Il est difficile d'imaginer la violence des combats, les coups de feu multiples, les cris de souffrance, les corps mutilés... La guerre laisse d'effroyables blessures... En écoutant les témoignages, en lisant les récits qui relatent cette tragédie, on interpelle le passé.

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Comment pouvons-nous mesurer la grandeur de ces âmes qui ont péri dans un élan généreux pour que subsiste la liberté ? Car c'est bien de notre liberté dont il est question.

Comment pouvons-nous imaginer que ces milliers de soldats, sous-officiers et officiers, venant de ces contrées chères à leur cœur, allaient mourir sur le sol belge pour la Patrie ?

Comment ressentir leur élan de générosité, leur sacrifice, si l'on pense que, quelques jours auparavant, ils avaient quitté leurs parents, leurs épouses, leurs enfants et leur village avec dans les yeux l'espoir d'y revenir et le désir de retrouver la paix ?...

Si, pour les jeunes, le temps présent nous incite à la réconciliation par-dessus les tombes, voire au pardon, le devoir de mémoire nous prescrit aussi de prendre conscience de cette réalité historique et de ne jamais oublier. Nous ne pouvons pas oublier !

Alors, veillons sur ces sépultures, gardons la mémoire ; transmettons l'héritage... et rappelons-le, expliquons-le à nos frères et sœurs, à nos futurs enfants...

La jeunesse de l'an 2002 souhaite qu'en ce début du troisième millénaire la réconciliation soit un des axes privilégiés de la nouvelle Europe, encore bien frileuse au regard de tout ce qui se passe dans le monde : aujourd'hui encore, des peuples en quête de souveraineté tuent, pillent, ruinent des familles, enfants, vieillards meurent encore de souffrances et de malnutrition ... des jeunes fuient encore leur pays au péril de leur vie. Que dire ? Que penser ?

N'oublions pas, nous avons besoin de paix et de liberté pour vivre en harmonie ! "

 

 

 Extrait

du journal « Le Messager de  Fosses »

n° 32 pages 1 et 4 du vendredi 23 août 2002

_______________________

Texte intégral.

88e ANNIVERSAIRE

A Belle-Motte on n'oublie pas !

·         Jean ROMAIN.

Le programme, minutieusement mis au point par le Comité du Souvenir, fut bien sûr suivi à la lettre par tous les participants : imposant cortège avec détachements militaires des Commandos de Givet et de Flawinne, la musique des Cheminots de Charleroi, les personnalités emmenées par des officiers supérieurs français et belges, des maires français, des bourgmestres et des mandataires belges, des délégations avec drapeaux de sociétés patriotiques... Cérémonie religieuse en l'église Sainte Gertrude de Le Roux. Cérémonie d'hommage au Monument aux Morts des Guerres, au cimetière : discours, bénédiction, dépôt de gerbes, sonneries et hymnes nationaux...

Après un vin d'honneur à la salle La Rovelienne, autre cortège, autre cérémonie d'hommage au Monument des Zouaves, dans le même cérémonial. Puis vint l'inauguration de la Nécropole de Belle-Motte récemment restaurée, modifiée même : les potelets portant les noms des victimes ont été remplacés par des croix blanches - ou des emblèmes musulmans, pour les Nord-Africains du Régiment des Zouaves qui subit aussi des morts par centaines, aux côtés des Français -en quatre blocs à l'avant et à l'arrière de l'ogive et des deux ossuaires. Ce " lifting " place mieux cette nécropole dans le style des autres cimetières militaires. Chaque croix, chaque plaque porte le nom, le prénom, le grade et la date du décès du défunt " Mort pour la France ". Les alignements de ces 1200 tombes et les deux vastes ossuaires contenant quelque 2875 corps non identifiés apportent à l'ensemble un sentiment de paix retrouvée dans la dignité. Dépouillé d'une végétation envahissante, mais restant dans un admirable cadre de verdure, Belle-Motte reste un haut-lieu du Souvenir.

Un souvenir persistant, adroitement " mis en scène " par cette cérémonie d'abord, une fois les détachements militaires, les personnalités et le nombreux public mis en place, un dialogue entre une enfant et sa maman : " Pourquoi ?... " Ces multiples questions que savent poser les gosses appellent des réponses précises. Sur fond de fidélité dans l'admiration et la reconnaissance. Discours du bourgmestre d'Aiseau-Presles et intervention remarquée d'une jeune étudiante française. " Garde-à-vous " des troupes et des drapeaux (une bonne trentaine, belges et français) ; sonneries " Aux champs ", hymnes nationaux, chantés et interprétés par la Fanfare, lever des couleurs, dépôts de gerbes à l'olive, aux ossuaires et à cette urne vénérable contenant de la terre de Verdun apportée voici cinq ans par la Compagnie des Tirailleurs Algériens de la Marche St-Feuillen, qui étaient venus la fleurir le matin les enterrés vivants de la Tranchée des Baïonnettes sont ainsi unis à ceux que la mitraille a fauchés en cette plaine rovelienne des hauteurs de Sambre.

Et cet admirable chant de Pierre Bachelet : " Souvenez-vous ", si bien adapté au site et au souvenir : " Ils sont venus par les labours... ils ont été fauchés comme les blés... " Elles sont là, émouvantes dans leur pérennité, ces campagnes de Belle-Motte qui ont vu venir l'ennemi du bois d'Aiseau, tapi à l'orée et fusillant les malheureux Zouaves aux culottes rouges étalés dans les champs jusqu'à la limite du bourg, aux premières maisons du village... Sanglante moisson d'août !... Souvenez-vous...

Depuis ce 31 août 1919 où jeunes gens et jeunes filles du Roux ont décidé d'aller fleurir les premières tombes, jusqu'à ce 88e anniversaire, il s'est trouvé des âmes généreuses et fidèles pour redire encore la stupidité de ces guerres mais surtout le courage, l'abnégation de tant de braves...

Aux limites d'Aiseau, de Falisolle et de Le Roux, cette terre de Belle-Motte a recueilli et rassemblé par milliers les victimes de cette historique Bataille de la Sambre. Les croix blanches portent par centaines les noms glorieux des 70e et 71e Régiments d'Infanterie, du 7e Zouaves, et cette date, cent fois répétée, du 22 août 1914. Avec d'autres aussi, des blessés qui moururent jusqu'en novembre ou décembre, dont ceux du Vieux Cimetière de Fosses, qui furent soignés à la cure, chez les Sœurs ou au café de la Place du Marché. Ils ont retrouvé tant de leurs frères d'armes, tombés avec eux.

Pour que jamais plus ne reviennent de tels effroyables combats, horribles et meurtriers ; pour que le bienfait de la liberté guide nos nations dans la paix et la fraternité vraie... Souvenez-vous de ce mois d'août 1914. Oh oui ! Souvenez-vous...  J. R.

Les personnalités.

C'est par dizaines, venues de France ou de Belgique, que des personnalités diverses ont participé à ces belles et émouvantes cérémonies. Citons pour la France : le Lt-colonel Lidy, du CEC de Givet ; le Lt-colonel Marchand, délégué du Souvenir Français en Belgique, représentant l'Ambassade de France à Bruxelles ; le Lt-colonel Domenichini, président du Mondement 1914 Bataille de la Marne ; Mme Edith Ravaux, Consule générale de France à Liège ; Mme B. Brière, maire-adjointe de la ville de Rouen ; M. Delatte, maire-adjoint de Givet ; M. Grandemange, maire-adjoint de Nancy ; M. Mennebo, maire-adjoint de St Pol-sur-Mer ; M. Oudinet, président du Souvenir Français de Givet ; M. Verelst, responsable de la gestion des nécropoles en Belgique ; Mlle Cohn, M. Tournay et M. Saint-Martin, présidents des Amicales des 2e et 7e Zouaves de Givet et Paris ; MM. Le Mer et Floch, de l'Association historique Bretagne 14-18, et 12 drapeaux d'Amicales d'anciens Zouaves, ! d'associations patriotiques du canton de Givet. - Pour la Belgique : le Lt-colonel d'Aviation Mazzoni, représentant le Ministre de la Défense nationale ; le Lt-colonel Manandise, commandant militaire de la province de Namur ; M. Roger Porignaux, député permanent, représentant le Gouverneur de la province ; M. Benoît Spineux, bourgmestre de Fosses, les échevins Meuter, Charles, Titeux, Buchet et le conseiller Et. Drèze ; M. Dargent, bourgmestre d'AiseauPresles et son conseil communal ; M. Maniscalco, échevin de Sambreville, et les conseillers Debilderling et Colmant ; M. Mathieu, bourgmesre de Mettet et le conseiller J. Ruth ; M. Mélotte, échevin de Châtelet ; Mme Mancini, directrice des écoles communales de Fosses ; M. Galetta, chef de la Zone de Police E.S.M. ; les abbés Genard, aumônier du Souvenir, Lambiotte, curé de Le Roux-Aisemont, et Lallemand, curé d'Aiseau-Roselies, ainsi que les associations patriotiques de Fosses, Aiseau, Sambreville, Mettet, Châtelet, Charleroi, avec drapeaux.

Le Comité du Souvenir

Succédant aux premiers Anciens Combattants qui ont voulu perpétuer le beau geste de la jeunesse rovelienne en août 1919, Adrien Challe, puis Jules Ernest ont guidé un groupe de dévoués dans ce " Comité du Souvenir " bien nommé. Il vient, comme la nécropole de Belle-Motte, de connaître un rajeunissement. Daniel Tilmant, qui le préside depuis vingt ans, avec Mme Jules Ernest comme présidente d'honneur, et le fidèle abbé Genard, ancien curé du Roux, comme aumônier, est entouré maintenant de Cédric Tahir et Francis Borgnet, vice-présidents ; Pascal Guilin, secrétaire ; Luc Charles, trésorier ; Marie-Jeanne Petiniot, public-relations ; Pierre Godenne, porte-drapeau. Comme les années précédentes, ils méritent les plus chaleureuses félicitations pour leur impeccable organisation.

 


Date de création : 30/03/2016 @ 09:35
Dernière modification : 30/03/2016 @ 09:43
Catégorie : Hommages 2002

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