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Hommages 2013 - Dominique GRENIER
Discours à la Belle-Motte par Monsieur Dominique GRENIER Bourgmestre f.f. d'Aiseau-Presles Dimanche 18 août 2013
Mesdames, Messieurs les Représentants des autorités civiles et militaires françaises, Mesdames, Messieurs les Députés, Bourgmestres et Echevins, Mesdames, Messieurs les représentants des associations patriotiques, Mesdames, Messieurs,
En ce mois d’août 2013, nous sommes ici réunis dans la nécropole nationale militaire française de la Belle-motte afin de commémorer les combats de la Sambre, il y a aujourd’hui 99 ans. Arsimont, Tamines, Roselies, Le Roux, Auvelais, dans chaque village, nous nous unissons pour accomplir notre indispensable devoir de mémoire. La connaissance du passé est nécessaire à la construction de notre avenir et il est dès lors de notre devoir de devenir l’écho des voix de ceux qui ont perdu leur vie pour gagner notre liberté actuelle. Votre présence citoyenne ce matin témoigne d’ailleurs de votre attachement à cette commémoration et j’en suis ravi. Souvenons-nous de cet été meurtrier de 1914 : les exactions, les exécutions, la destruction viennent à plein régiment envahir nos paisibles villages. Il nous laisse ses souvenirs d’horreur, de massacres, de souffrance, son lot de larmes et de sang versés pour gagner quelques mètres, un pont, une maison pour s’abriter. Cette bataille se soldera par des milliers de morts. Rendons aujourd’hui hommage à toutes les victimes, ô combien héroïques de cette guerre. Elles ne doivent pas, les décennies passant, le monde ayant changé, les vétérans ayant disparus, devenir les oubliés de l’histoire. En ce jour, 99 ans après ces combats meurtriers, n’oublions pas « ceux dont il ne reste que le nom ». Sous chaque nom gravé, se trouvait autrefois une vie. Une vie trop brusquement interrompue. Ici où sont inhumés tant de soldats, souvenons nous aussi des victimes civiles, des familles décimées, qui ont partagés la souffrance de ces hommes et payer de leur vie, simplement parce qu’ils étaient là, sans même défendre une position, sans même être ennemis. Souvenons-nous de ceux qui ont connus l’occupation armée et 4 années de peur et de destruction. Si nous commémorons ce drame, nous rendons aussi aujourd’hui hommage à tous ceux qui nous ont légué les valeurs de courage pour la défense d’un pays et de la démocratie mais également celles du pacifisme. Qui aurait pu imaginer au lendemain de la fin de cette guerre, que l’Allemagne, la Belgique et la France soient aujourd’hui des pays amis ? Sachons, au delà des actes de barbarie inexcusables du passé, transmettre ce message : « il n’y pas de coupables, il n’y a que des victimes dans un conflit ». Le balancier de la vie et de l’histoire nous amène d’un côté ou de l’autre. D’une guerre, d’un conflit, il ne reste que les ruines, le silence, l’amertume, la soif de vengeance et la même et terrible douleur. Mais la rancœur et la vengeance ne lave rien, ne ressuscite personne et au contraire perpétue les souffrances. Construire une « culture de la paix » exige que nous soyons conscients de notre responsabilité individuelle face au respect de la vie, dans la pratique de la non-violence, dans la lutte contre l’exclusion, la défense de la liberté d’expression et la diversité culturelle, la promotion d’un mode de consommation responsable et d’un modèle de développement durable, dans la participation et le respect des principes démocratiques. Aujourd’hui, chacun d’entre nous espère naturellement ne pas connaitre une telle folie et nous voulons que nos enfants en soient à jamais préservés. Parce que la paix ne dépend finalement que de nous, et pour que ce vœu aie toute les chances de se réaliser, c’est désormais à cette jeune génération de reprendre le flambeau, d’entretenir cette mémoire et de se battre pour construire un monde plus fraternel, plus humain, où l’ouverture à l’autre et à sa différence est source de richesse et non de haine et de conflit. Sachons, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, tirer les leçons du passé afin de construire un avenir que l’on souhaite toujours meilleur et solidaire. Merci pour votre attention. Dominique GRENIER Bourgmestre f.f. d’Aiseau-Presles
Date de création : 25/03/2016 @ 16:48
Dernière modification : 29/03/2016 @ 12:26
Catégorie : Hommages 2013
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