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Hommages 2012 - Discours Mr ZIEGLER au Monument Lemercier.
Monument  du Lieutenant Henri Lemercier à Arsimont
Samedi 18 août 2012

Discours du
Colonel (er) Pierre ZIEGLER
de Guingamp


Pierre_ZIEGLER.jpg

Mesdames et Messieurs les Autorités,
 
Quand on est breton, quand de plus on est natif de Guingamp, ville du 48e Régiment d’Infanterie, quand de surcroît votre père a été fait blessé et fait prisonnier dans les combats de la Sambre en août 1914, quand encore on a servi comme réserviste pendant plusieurs années au sein de ce même 48e Régiment d’infanterie, prononcer le nom de la localité d’ARSIMONT, c’est comme recevoir un coup de poignard en plein cœur.
 
C’est en effet dans ces lieux que les 21 et 22 août 1914 se sont livrés des combats dont l’âpreté et la sauvagerie sont restés dans toutes les mémoires.
 
Pour vous en convaincre, je me contenterai de vous lire des extraits du journal de marche du 48e Régiment d’Infanterie. Dans leur touchante simplicité, ils nous permettent de revivre ces deux sanglantes journées dont les nombreux morts, bretons pour la majorité, reposent au pied du phare d’Auvelais.
 
Sur la Sambre août 1914
 
Le 2 août 1914 sous le coup de la lâche agression allemande, la France doit prendre les armes pour se défendre.
 
Le 48e d’Infanterie se mobilise à Guingamp. Il est les 4/5e composé de bretons
Les effectifs du régiment seront renouvelés bien des fois au cours de cette première guerre mondiale mais les bretons en constituent toujours la majeure partie affirmant en toutes circonstances les admirables qualités de vaillance, de ténacité, d’esprit de sacrifice de leur race.
 
Le 5 août dans la journée, le 48e s’embarque à Guingamp sous les ordres du colonel De Flotte. Il fait partie du 10e Corps d’Armée, 19e Division, 37e Brigade.
 
Le 7 août, dans la journée, le 48e débarque à Vouziers puis marche à l’ennemi en direction de Namur. Le 21 août, il est à Fosses-la-Ville.
 
Le 21 août, aux rayons du soleil couchant, le régiment se déploie sur les plateaux ondulés qui bordent la Sambre et qui en 1692 avaient déjà été arrosés du sang de ses aînés, car en 1692 au cours de sa glorieuse carrière, le 48e alors régiment d’Artois, avait déjà combattu au siège de Namur dans la guerre de la Ligue d’Augsbourg.
 
La division était engagée depuis la veille. Dans la soirée du même jour le régiment entre à son tour dans la fournaise.
 
Le 3e bataillon débouchant d’Arsimont par une vigoureuse charge à la baïonnette s’efforce de rejeter au nord de la Sambre les Allemands qui avaient commencés à franchir cette rivière. C’est au cours de cette charge que tombe au premier rang le capitaine Massiou entamant la longue liste d’honneur de nos héros. Le bataillon très éprouvé par cette charge sanglante reçoit l’ordre de rallier le reste du régiment dans la nuit entre Arsimont et Fosses pour se reformer.
 
Le contact est repris à l’aube. Le régiment reçoit l’ordre de rejeter au-delà de la Sambre les Allemands qui aux prix d’efforts sans cesse renouvelés avaient pu prendre pied sur les pentes sud de la rivière, s’y retrancher et qui à l’aide des mitrailleuses habilement camouflées en défendaient l’accès.
Le régiment, ainsi tout entier attaque sur Ham-sur-Sambre et Arsimont. Son élan est magnifique mais rapidement décimé par le tir écrasant de l’adversaire. Le colonel De Flotte mortellement blessé au milieu de ses soldats qui montent à l’assaut refuse de se laisser emporter : « je veux mourir debout » crie-t-il mettant une énergie surhumaine à se relever.
 
Les pertes sont lourdes : 17 officiers, cinq cent hommes hors de combat mais ce premier jour de bataille reste pour le 48e un exemple superbe de dévouement au drapeau.
 
Le 48e qui a progressé, sans toutefois atteindre la Sambre, se cramponne au terrain conquis.
 
Suivent deux citations individuelles parmi d’autres, obtenues à la suite de cet engagement :
 
«  Colonel De Flotte commandant le 48e RI – Citation de l’Armée.
A conduit héroïquement son régiment à la bataille de Fosses. Blessé une première fois à la tête de ses hommes, a refusé de se faire évacuer et est mort mortellement blessé. »
 
« Soldat Biannic Jean du 48e RI – Médaille Militaire.
Le 22 août au cours d’une charge à la baïonnette a porté secours à son lieutenant blessé. Ne l’a pas abandonné malgré un retour offensif de l’ennemi et l’a ramené en le portant à travers les lignes ennemies sur 400 mètres. »
- - - - - - - - - - - - - -
 
Voilà ce que le nom d’ARSIMONT représente pour la délégation Guingampaise des anciens et amis du maquis de Plésidy – Saint-Connan - Coat Mallouen avec laquelle pour la 8e année consécutive nous participons avec honneur et plaisir aux magnifiques manifestations patriotiques organisées à la mi-août dans la vallée de la Sambre pour commémorer les combats que je viens d’évoquer.
 
A chaque fois nous avons été frappés par l’ampleur, la beauté et la ferveur de ces cérémonies. L’occasion pour nous de remercier le comité du Souvenir de Le Roux, son président d’honneur Daniel Tilmant et son président actif Pierre Godenne, comité qui depuis 1919 entretient avec soin les tombes de nos pères et grands pères qui sont tombés en ces lieux en août 1914.
 
J’ajouterai que depuis huit années maintenant, notre association a tissé avec nos amis belges du comité de Le Roux des liens solides, si solides que nos visites annuelles réciproques de part et d’autre de la frontière, nos amis les Belges pour commémorer en juillet les combats de la Résistance devant la stèle de Coat Mallouen, la délégation française devant le site historique de la Belle-Motte pour revivre les combats de la Sambre, ressemblent fortement à un jumelage non officiel mais très chaleureux.
 
Nous souhaitons ardemment que ces liens se maintiennent aussi amicaux jusqu’en 2014 où vous allez célébrer avec beaucoup de faste le 100e anniversaire des combats de la Sambre et où nous espérons être présents avec sans doute une délégation française fortement renforcée. Encore merci à vous amis belges. Nous vous sommes très reconnaissants de la façon exemplaire dont vous accomplissez le devoir de mémoire, ce devoir qui a pour but de ne pas oublier que notre présent comme notre avenir reposent sur le passé, qui même douloureux doit nous guider sur les chemins de l’espérance et de la paix dont nous jouissons avec tant de bonheur et depuis si longtemps déjà.
 
Vous soldats du 48e Régiment d’Infanterie, vous combattants du 10e Corps d’Armée dont les croix blanche s’alignent dans les cimetières de la Wallonie, de Charleroi à Namur, nous vous saluons avec respect et émotion. Et pour conclure mon allocution, j’aimerais vous offrir en hommage ces quelques lignes écrites pour vous par Roland Dorgelès dans son livre « Les croix de bois », livre qu’il nous faut découvrir ou relire :
 
« La guerre finie, les maisons renaîtrons sous leurs toits rouges, les ruines redeviendront des villes et les tranchées des champs, les soldats victorieux las et fourbus rentreront chez eux mais vous vous ne rentrerez jamais – vous êtes si jeunes, si confiants, si forts, camarades, oh ! non vous n’auriez pas du mourir en ces lieux ».
 
Vive l’amitié franco-belge.
 
 
Colonel (er) Pierre ZIEGLER
Président des Amis et Anciens de Coat-Mallouen - Guingamp.
 
Fleurs_Lemercier.jpg

Date de création : 02/12/2012 @ 10:10
Dernière modification : 30/03/2016 @ 17:58
Catégorie : Hommages 2012

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